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Tandis que les ténèbres m'enveloppaient, les bruits du jour auxquels je m'étais habitué s'évanouissaient. Dans le mystère du crépuscule, les arbres et les moraines qui avaient été un soutien, se transformaient en fantômes indicibles, gardiens des portes de la nuit. Mon regard tomba sur la seule lueur du soleil, apparemment jeté de sa position dans sa finale descente à l'ouest, de l'autre côté des rochers. Cette lumière émanait d'une sorte de crevasse, tout en contraste et me rappelait quelque chose dont je ne pouvais me souvenir.
Je décidai de me réfugier dans l'abri du petit tipi que Lekshi et les autres construisirent pour moi. Je me couchai dans ma couverture. Dans ce crépuscule de l'être, entre éveil et sommeil, les esprits dansaient et la chanson qu'ils m'avaient donnée remontait sourdement en moi. Puis, le noir... |
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Wap! Wap! Le son de grands coups indubitablement donnés à mon tipi m'éveilla. Je restai immobile un moment, figé de terreur. Dehors, il n'y avait rien. Le signal était clair: je ne devais pas dormir. Saisissant la pipe, je me mis à marcher au centre du cercle. A l'effet de fatigue, rongé de soleil et de vent, je luttai en me tenant debout. Je regardai l'enclave entière, m'attendant à voir apparaître quelque animal, une présence. Rien. Et pourtant, un tintement courait le long de mon dos. Il y avait quelque chose. Je pouvais le sentir.
Je rentrai à reculons dans le tipi, tout en continuant à regarder dehors, assis à l'ouverutre de mon abri. Je pointai la pipe vers les ténèbres, qui semblaient devenir plus obscures encore, comme si une figure ou une présence nouvelle s'était installée |
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