![]() |
|||
| En entrant au café, la première personne qui vous salue est un homme remarquable qui se présente comme étant Yazid Ashmar, le propriétaire du café: Le petit Marseillais.
La première chose qui me frappa est son accent épais. Je lui demandai d' où il était, et il me dit qu'il était Tunisien. Je n'avais jamais rencontré de Tunisien, ce qui fit que je m' intéressai beaucoup à sa personne. Il m'a dit qu'il parlait arabe, et en voyant son turban, j' en ai déduit qu'il était musulman. Dans les poches de ses vêtements blancs et amples, j'ai remarqué la forme ronde des perles de la prière. Quand il parlait, je n'arrêtais pas de regarder ses yeux. Ils étaient intenses,et pleins des souvenirs comme le café foncé qu'il versait dans les belles tasses de café. Avec le café qu'il versait, venait beaucoup d'hospitalité. Son hospitalité me faisait ignorer son visage qui était assez désagréable à regarder. Sa bonne nature n'était pas en accord avec son apparence. Ses dents tordues et tachées par le café s'échappaient de sous ses lèvres sèches quand il souriait et contrastaient avec sa peau douce; elle était couleur café au lait mais cette belle image était détruite par la vue de ses sourcils piquants, noirs,et particulièrement, touffus. Ils pendaient comme de courts brins de fil de fer barbelés. Il essayait d'être drôle, mais souvent, les plaisanteries qu'il connaissait étaient intraduisibles, et quand il essayait de les raconter, on avait du mal à comprendre, et on riait simplement, pour être poli. Tout en étant pas le plus bel homme qui soit au monde, sa compagnie était agréable et sans savoir pourquoi, une certaine tristesse m'a envahi soudainement en entendant ses pieds poussiéreux, dans les grandes sandales brunes, traînant au loin pour aller servir un autre client du café. Avant de commencer l'enquête, je décidai de me laisser envahir par le charme de ce café... (Sara Darbandi/ Agnes Cheung et Alex Tebong) |