Fabio montait à son appartement. Il venait de finir sa conversation avec son ami Gisèle et naturellement il avait aussi fini son café. Il entendit des pas au-dessus de lui. Les yeux de Fabio rencontrèrent les yeux de l’inspecteur Jacquard qui descendait l’escalier. Deux policiers le suivaient. L’Inspecteur Jacquard s’arrêta en face de Fabio.<< Excusez-moi, Monsieur, >> commença l’inspecteur, est-ce que vous habitez dans cet immeuble ?>> 

-Quoi ?  Fabio était surpris par cette question.  Pardonnez-moi, Monsieur ? 

- Vous ne comprenez pas le français ? ª dit-il avec sarcasme et reformula sa question en disant les mots lentement et fortement. ´ Où — Est-ce — Que — Vous — Ha — Bi — Tez ? >>
Cela rendit Fabio très nerveux - on entendait la crainte dans sa voix, comme il trébuchait sur ses mots. << Oh ! Désolé ! Je…J’habite ici…uh, dans l’appartement treize. ª>>

Les yeux de l’inspecteur se rétrécirent pendant qu’il examinait le jeune homme avec méfiance.:<<Bien ! Vous devez vous appeler Satan ? N’est-ce pas ? ª>>
Fabio discernait que l’inspecteur ne l’aimait déjà pas: <<En réalité, Monsieur,  dit-il, bienveillant,  je m’appelle Fabio — Fabio Agnone. Enchanté. ª Il tendit sa main à l’inspecteur.

L’Inspecteur Jacquard l’ignora: << Pas d’après vos amis et les autres locataires. Ils vous appellent tous Satan. Mais ce qui est ’important Monsieur, c’est d’aller quelque part pour que vous puissiez répondre à quelques questions. >>
- Maintenant ? ª
-Oui Monsieur, maintenant !  confirma l’inspecteur sur un ton sec de reproche. Allons au café!.

 - J’en reviens. ª

- Je comprends. Cependant je voudrais un café et donc nous retournerons là-bas. ª l’inspecteur Jacquard saisit Fabio par l' épaule et il lui indiqua de l’autre main qu’il devait descendre.

Ils entrèrent dans le café et ils s’assirent à une table isolée. L’inspecteur commanda son café et puis il commença à fumer.

Jacquard regardait Fabio avec fermeté:<< Maintenant. Qu’est-ce que vous savez de Madame Binochette ? 

- Je ne sais rien d’elle !  répondit Fabio négativement de la tête.

´-Vraiment ?! Rien ?! Vous ne lui avez jamais parlé ?! Vous ne l’avez jamais vue dans les couloirs ou dans le café ? Personne ne vous a jamais rien dit à son propos ?!  Sa voix devenait de plus en plus forte avec chaque phrase.

- Peut-être ! Je ne sais pas ! Je ne sais même pas qui elle est ! 
L’Inspecteur Jacquard sentait la peur que Fabio essayait de lui cacher. Voilà une photo, dit-il alors qu’il la retirait de la poche de son blouson.

Fabio la prit , et l’inspecteur but une gorgée de café. 

-Si, Fabio finit par admettre :J’ai vu cette femme une fois ou deux dans le café. Je l’ai remarquée parce-qu’elle portait toujours trop de maquillage et ses vêtements étaient toujours trop brillants et mal assortis. Elle ressemblait un à mélange de bohémienne et de prostituée ! 

- Est-ce que vous avez une idée de pourquoi quelqu’un aurait voulu la tuer ?

-Non ! Je n’ai vraiment aucune idée ! 

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