Albert Marie-Antoine Caillou
Nom : Albert Marie Antoine Caillou 

Date de naissance : le 21/7/1936 

Adresse : 28 Avenue van Gogh, 13002 Marseille

Nationalité : française 

Situation familiale : veuf 
marié avec Isabelle Montgomery en 1965 ; divorcé en 1987 marié en secondes noces avec Marie Lagreange en 1988 ; Marie Lagreange morte en 1996 
enfants du premier lit : Babette et Otto Montgomery (le père de Ludovic)

Expériences professionnelles : 
1952 - 1966 : armée française (colonel) 
1973 - 1985 : geôlier à Clermont-Ferrand 
depuis 1989 : publiciste et auteur (articles pour le Figaro, trois livres parus)

Formation : 
1941 - 1945 : Elève de l'école élémentaire de Limoges 
1946 - 1949 : Elève du collège de Limoges 
1950 - 1952 : Elève du lycée de Limoges 
1952 : Baccalauréat général 
1985 - 1991 : Etudes de la langue française

Autres activités et expériences : 
1958 - 1962 : Stationné en Algérie pendant la guerre 
1966 - 1968 : Plusieurs voyages en Norvège, en Suède et en Finlande 
1998 : Ouverture du « Boulodrome » de Marseille

Loisirs : 
Boules, littérature

Langues : 
français (langue maternelle), anglais (lu, parlé), norvégien (parlé)



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Avant tout, je veux constater qu’écrire une telle biographie n’est pas simple quand il faut résumer tous les événements d’une vie si longue et si variée comme la mienne. C’est pourquoi j’ai déjà dédié un de mes trois livres à toutes mes aventures et mes succès. « Le dernier combattant » a paru en 1995 et peut toujours être obtenu dans des magasins choisis.

 Je suis né en 1936 à Limoges, alors c’était une époque qui n’était pas facile ni pour mes parents ni pour moi. Etre heureux pour ne pas avoir eu conscience des événements politiques ? Je ne sais pas, mais mes parents m’ont toujours dit qu’ils avaient beaucoup souffert à cette époque … Mes parents, oui, je les connais toujours, je les vois toujours dans mes rêves, ma mère la concierge et mon père le soldat. Ils m’ont élevé durement mais toujours de façon loyale, un état que je n’ai pas toujours voulu reconnaître.  

L’école m’a toujours plu : Cette discipline, l’ambition, ce sont des valeurs que je n’ai jamais négligées, surtout aujourd’hui, quand il faut s'inquiéter des attitudes des jeunes. 

Après l’école j’ai fait mon service militaire ayant bonne conscience, bien sûr. En 1953 je me suis décidé – soutenu par mon père – à commencer une carrière militaire. De 1958 à 1962 j’ai été stationné en Algérie pendant la guerre pour défendre ma patrie – sans succès, comme tout le monde sait aujourd’hui. Toutes mes expériences de la guerre, tous les détails peuvent toujours être relus dans mon livre « Guerre, dette et pardon » paru en 1990. Pour ici, je pense qu’il devrait suffire de constater que la guerre d’Algérie a été une époque décisive de ma vie que je ne pourrai jamais oublier, ce qui n’est pas non plus possible comme ma jambe gauche est désormais paralysée.

Après mon retour en France en 1963 j’ai eu des problèmes à m’intégrer dans la société qui n’était pas du tout contente de ce que son armée avait fait pour la défendre. Quoi qu’il en soit, deux années plus tard j’ai épousé Isabelle Montgomery. J’ai vécu un temps formidable avec cette femme merveilleuse, qui a accouché de deux enfants pendant notre mariage : Géraldine et Otto. Un autre tournant dans ma vie a été mon congé en 1966. On m’a réformé à cause de ma jambe paralysée, un scandale que je ne comprends toujours pas. Les années au chômage de 1966 à 1972 ont été graves : aucun travail, des problèmes avec ma femme, mais des voyages étendus en Scandinavie où j’ai eu plusieurs liaisons amoureuses. La fin de cette période de problèmes a été le début de mon travail comme geôlier à Clermont- Ferrand. Servir l’Etat, aider la justice, c’était désormais de nouveau mon métier. 

Mais un jour, on m’a reproché de ne pas être assez sévère, et comme je ne voulais pas accepter les nouvelles règles qu’on avait établies dans cette prison, on m’a licencié. 

Cette année de 1985, cela a été un peu étrange. J’ai eu peur d’être de nouveau au chômage pour plusieurs années et c’est pourquoi je me suis décidé à changer ma vie un peu. A l’âge de 49 ans, j’ai commencé mes études de la langue française, je sais, c’est fou, mais je voulais avoir une base solide pour gagner ma vie. Mais ma femme n’a pas accepté ces changements et c’est pourquoi nous avons prononcé notre divorce. Peut-être mes explications n’avaient pas été assez croyables, quand elle avait trouvé des billets doux de Norvège … 

En 1988 j’ai épousé une autre femme, Babette Lagrange, mais elle est déjà morte en 1996. Dès 1989 j’ai écrit des articles pour le Figaro et profitant de mes études j’ai écrit trois livres (le quatrième serait déjà en train de paraître, si cet immeuble était plus tranquille) : « Guerre, dette et pardon » (1990), « Le dernier combattant » (1995) et « Le millénaire de guerre » (2000).  En 1997 j’ai déménagé à NN, dans cet immeuble. La ville me plaît beaucoup, c’est pourquoi j’y ai ouvert le premier « Boulodrome » de NN, pour donner à beaucoup de gens la possibilité de faire ce sport merveilleux. C’est un de mes loisirs, jouer avec des amis (que je connais du temps quand j’étais encore dans l’armée). 

 Cela a été le passé de ma vie mais laquelle est la situation actuelle ? J’y vis avec les petits-enfants de mon ancienne femme Isabelle, et j’essaie d’écrire mon quatrième livre, à coté de mon travail pour le Figaro. Mais les animaux domestiques, les enfants et tous les médias, la radio, la télé et bien sûr les ordinateurs font un tel bruit, qu’ils rendent mon travail sérieux presque impossible. Je n’aime pas vivre dans cet immeuble, qui est plein de jeunes, des gens qui n’ont fait rien dans leurs vies mais qui savent toujours en parler. Il faut que j’avoue encore que je suis méfiant à l’égard de nouveautés, que je n’aime pas les enfants (et le bruit qu’ils font) et les chiens et que je souhaite qu’on respecte les « vieux. »

De plus, je trouve que cet immeuble est trop sale, je vais en parler au propriétaire …

 

Albert M. A. Caillou



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