Je suis arrivé en retard à "La Machine à Coudre". Le bar était difficile à trouver, toutes les rues étaient à sens unique.

"La Machine à Coudre" était un petit club miteux de rock près de la rue de Rome. Ce n'était pas la sorte d'endroit que je fréquentais habituellement.

Heureusement mon nom avait été mis sur la liste des invités des Demoiselles d'Honneur à l'entrée. Apolline Duchamp m'avait appelé et m'avait invité hier soir. Je me trouvais à anticiper de retrouver Apolline, et naturellement j'étais curieux au sujet du concert deSatan et les Demoiselles d'Honneur. Quel nom!

Quand je suis entré dans le club, il était bondé. Et trés bruyant! Tout de suite je me suis trouvé déplacé avec mon complet et ma cravate! Tous les gens portaient des
vêtements sauvages. De cuir, de velours, des plumes et des types avec maquillage. Tout le monde était très séduisant.

La scène, de l'autre côte du club, était vide. Un type fondait la batterie. Je n'étais pas arrivé trop tard! Je suis allé au bar bondé à droite et j'ai commandé une biere.


Après tout je n'étais pas en travail officiel. À l'instant précis où j'ai mis l'argent dans ma poche, les lampes se sont allumées et on a entendu de la musique.
Après une minute d' anticipation un projecteur s'est allumé et une jeune fille s'est avancée sur scène. Une flûte jouait une chanson douce, une chanson d'enfants.
La fille était blonde, elle portait un joli soutien-gorge et une jupe rose avec des volants. Elle a jeté des fleurs d' un petit panier. La jupe rose était très courte et quand elle s'est baissée pour ramasser les fleurs, qui étaient tombées au sol, on lui a pu lui voir la culotte. Je me suis approché de la scène. Elle avait une aura innocente, mais très sexy.
Tout à coup elle a enlevé le soutien-gorge et elle a levé les bras.
La foule a applaudi, la scène s'est allumée de rouge et le groupe deSatan et les Demoiselles d'Honneur est apparu avec une détonation de feux d'artifice. Mon dieu!

Satan, Fabio Agnone, portait un serpent énorme: il a hurlé au microphone. À gauche le bassiste, cet transvesti scandaleux, Gisèle. Mais elle avait de jolies jambes! Hum!

Et à droite ma chère Apolline avec des pantalons en cuir rouge.un corsage moulant noir et des bottes plate-formes.

Elle a joué de sa guitare sauvagement et ses cheveux volaient.
Une fille magnifique, superbe! La batteuse, Valentine, était imposante- très musclée!

Maintenant je faisais attention à Mme Lavipère. Sa bouche était ouverte. Je me suis demandé ce qu'elle faisait à La Machine à Coudre

(Ines Wehrspohn)

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