Les appartements de Monsieur Lechef, propriétaire de l'immeuble
Je suis né le 1er avril 1975 à Aussoi, petit village en périphérie du parc national de la Vanoise, en Savoie. Quand j'avais trois ans, mes parents (Arsène Lechef et Dorothée, née Lupin) m'ont quitté pour faire fortune à Lyon, et plus tard à Marseille. Moi, je suis resté dans le village avec mes grands-parents et ma tante (et ses huit enfants), et j'avoue que mes parents ne m'ont pas vraiment manqué.

J'ai d'abord fréquenté l'école communale d'Aussois, puis, en
1986, je suis entré au collège Cagliostro à Modane, à cinq
kilomètres d'Aussois. J'ai vécu une enfance très heureuse,
et ma famille m'a instillé l'amour de la nature, surtout de
la montagne, et une de mes passions sont toujours les
glaciers (car ceux de la Vanoise sont les plus beaux du
monde entier).

J'avais à peine quinze ans quand mes parents sont morts
dans un accident de moto, me laissant un héritage
incroyable. Ils avaient en effet fait fortune et m'ont
légué - à part une somme considérable d'argent liquide -
une agence immobilière qui possédait à l'époque une
quarantaine d'immeuble dans le pays entier. Aujourd'hui, il
y en a presque soixant-dix, de tours en banlieue parisienne
jusqu'à de petits résidences de vacances aux meilleures
adresses de la côte d'Azur.

Bien sûr, en apprenant la mort de mes parents, j'ai immédiatement abandonné l'école et commencé à gérer
l'agence moi-même (c'est en moi seul que j'ai le plus de confiance); en plus, je me suis mis à voyager. Depuis, je
ne passe que quelques semaines de l'année en France, dont deux ou trois à Marseille. Evidemment, lors de mes voyages, j'ai trouvé pas mal d'autres endroits exceptionnels dans le monde entier où je peux me réfugier dès que cela me paraît nécessaire. J'aime notamment ma petite demeure de 12 hectares près de San Francisco, où je passe environ un tiers de l'année. Adepte des nouvelles technologies, je suis en contact permanent avec toutes mes possessions et
toujours au courant de tout ce qui s'y passe. Je rentrerai d'ailleurs à Marseille vers la mi-mars.

Il faut peut-être ajouter que mes voyages m'ont permis d'apprendre toutes les langues (ou presque), de connaître
toutes les facettes de la vie humaine (ou presque), et de vivre toutes les passions (ou presque) et tous mes désirs
(ou presque), mais que j'y ai aussi attrapé toutes les maladies du monde (ou presque). Heureusement que ma santé
soit suffisamment stable pour que je l'ai toujours échappé belle!
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