Boudreaux

Bodou

Bunuel

Les locataires:

Solange Boudreaux, femme de rare beauté, mannequin posant nue (un chat)

Jean-Michel Bodou, bibliothécaire

Aimée Bodou, épouse de Jean-Michel

Moise Bodou, fils aîné Bodou, étudiant en informatique

Prince Bodou , fils cadet Bodou, lycéen

Marie-Madeleine Bunuel , bibliothécaire (3 chats)

L'appartement vu par Marie-Madeleine Bunuel

Jillian Hinchliffe

Au premier étage de l’immeuble se situent les pieces où logent les trois personnes qui se sont rencontrées à un congrès des bibliothécaires. Occupant presqu’un tiers de l’étage, cet appartement est, à l’exception de l’appartement de M. Lechef, le plus grand de la maison—une nécessité, puisqu’il est le domicile de deux femmes célibataires et d’une famille de quatre personnes.

On peut deviner la taille sans y entrer; quand on monte les escaliers au premier étage, on voit à gauche un étroit corridor, illuminé par des appliques de fer, ponctué par des portes qui portent des numéros. Mais si on jette un coup d’oeil à droite, on voit seulement une porte: du chêne lourd assombri par les ans (bien que le bâtiment, qui est du dix-neuvieme siècle, ait été récemment renové, les propriétaires ont decidé de garder, entre autre chose, les portes, qui étaient toujours utiles et trop charmantes pour être jetées). Les numéros en fer sont vissés dans le bois: 10.
La porte s’ouvre sur la grande pièce. Ici, comme partout dans l’appartement, le plancher est en bois et le plafond est haut: pas assez haut pour être comme une caverne, mais assez haut pour que Jean-Michel puisse, en jouant, lancer son bébé au-dessus de sa tête. Les camarades se rassemblent ici, mais souvent sans Marie-Madeleine, qui est plus portée vers la solitude que les autres. C’est un lieu confortable et, à cause de la diversité de ses habitants, éclectiquement decoré. Une grande natte en coton couvre le plancher, et des fauteuils et un sofa rembourré sont couverts avec des housses en coton. Les tapis d’Afrique du nord décorent les murs, avec des photos et des croquis des amis mannequins (habillés, naturellement) de Solange, des affiches de film, et des envelopes des livres en cadre. Sur le mur de la porte il y a une étagère qui tient des livres et des disques, des photos, des plantes, des sculptures africaines, de la poterie, un petit téléviseur et une stereo, et sur les tablettes en bas, des jouets des enfants.
Au travers d’une large arcade d’en face de l’étagère, c’est la cuisine, qui est bien équipée et quelquefois encombrée. Les odeurs exotiques de la cuisine d’Aimée Boudou-- de l’ail, de la cannelle, de la menthe--sont connues pour attirer les autres locataires pour se rassembler autour de la grande table ronde.

La table était le site même pour les rassemblement de la famille Boudou, pour les discussions intimes, pour les fêtes au diner. Bien que les chaises qui l’entourent sont mal coordonnées et un peu usées, l’antique table affecte un rôle digne dans la pièce. Sa surface luminescent d’acajou est couverte pour les repas des enfants et pas d’autres. Sa seule parure est un bol des fruits frais.
Quand on sort de la grande pièce, la première porte qu’on rencontre ouvre sur l’étude. Cette pièce est défendue aux enfants pour donner aux adultes un lieu tranquille et parce que, de temps en temps, Solange laisse traîner des photos de son travail! En fait, beaucoup de choses dans l’étude est à elle, parce que son travail produit une prodigieuse quantité de papier et de photos, et elle est continuellement en train de mettre à jour son portefeuille. Si on entend le vrombissement d’un ordinateur à deux heures au matin, c’est probablement Solange qui édite son resumé ou écrit le courriel éléctronique a ses amis au Canada.
Les autres pièces de l’appartement sont les chambres à coucher, accessibles par un corridor qui part de la grande pièce. La première porte à droite ouvre sur la chambre de Jean-Michel et sa femme Aimée. Les étageres en haut contiennent la collection extensive des disques de Jean-Michel et des photos de famille. Sous les tablettes il y a la table d’Aimée où elle fait l’equisse de ses idées pour les tapisseries qu’elle tisse, quand elle peut trouver le temps, à un studio pres de l’immeuble. Leur lit bas, au coin de la chambre, est toujour précisement fait avec les draps au cotton d’un riche violet. Au coin d’arrière de la chambre, il y a un porte qui avoisine leur chambre a celle de ses enfants, qui est aussi accessible par la deuxième porte du corridor.
La chambre des enfants, qui est vraiment plus comme une crèche (un enfant a deux ans et l’autre a dix mois), est assez typique. Un petit lit et un lit d’enfant sont places contre le mur. En outre d’un fauteuil à bascule et d’une grande armoire, la plupart du plancher se sert comme une salle de jeu, avec une malle pour les jeux et une petite table avec deux petites chaises. C’est une chambre d’aspect agréable, avec des tapisseries vives des animaux que la mere a tissé, et Aimée passe plusieurs heures avec ses jeunes enfants ici.
Le corridor en dehors se termine par une salle de bain que les Boudou partagent, et qui fait saillie dans la chambre de Solange, qu’elle entre par la deuxième porte au gauche. Quand on ouvre la porte—oh la la! La nature sensuelle de son travail est réfléchi par sa chambre, qui combine du sex-appeal avec un flair intelligent et d’une fille. De son armoire au coin de la chambre, des bandes soyeuses et des manches en cachemire débordent furtivement des tiroirs, et ses lunettes reposent sur le meuble avec les photos de sa famille. Sur son traîneau-lit, mis diagonalement, des soies et des velours sont élégamment froissés. Solange brûle des bougies vanille en lisant des livres de langue ou des affaires internationales, qui rejet la conformité d’une étagère pour faire des tas sur le plancher.
Comme celle de Solange, la chambre de Marie-Madeleine n’est pas un rectangle parfait, à cause de la salle de bain qui est accessible par les deux chambres. Mais ça ne fait rien, parce que ça fait une demi-pièce assez grande pour son lit sous la fenêtre. Donc, le restant de la chambre est voué à l’exposition de ses collections. Comme les Boudou mettent ses tablettes en haut pour protèger des enfants, Marie-Madeleine doit garder sa poterie de ses chats: Tous ses vases, le plupart en des bleus, arrivent presqu’au plafond. Le mur qui reste expose les enveloppes des livres en cadre. Même si elle aime lire, Marie-Madeleine ne possède pas beaucoup de livres; elle considére tous les livres à la bibliothèque comme ses propres, et elle les prend chez elle souvent pour se reposer sur son canapé (le même canapé que, récemment, son chat Deux a adopté pour lui’même).
Partout, l’appartement est confortable et utile, exsudant un charme tranquile, sans prétention, qui fait un impression agréable à tous ceux qui y entrent.

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L'appartement vu par Solange Boudreaux

Mon Appartement

Quand je quitte mon travail, souvent je suis très fatiguée et irritée. Je déteste aller chez moi parce que quand
j'arrive là, je me sens plus mal. A mon arrivée je me sens comme si je marchais sur une corde raide pour éviter tous
les joujoux sur le plancher des enfants de M. Bodou et sa femme. Comme je me promène dans la salle, mon chat
crie et gratte mes jambes parce que les enfants mettent de la peinture grise dans sa fourrure dans un essai de le faire
ressembler à un elephant. Sa nourriture jonche le sol parce que les enfants utilisent la nourriture comme <<confetti>>. Les peintures sur les murs sont courbes et il y a a des gommettes et de formes geometriques partout. Le canape qui fut
blanc a beaucoup de points rouges qui sont venus du jus des enfants. La television joue Barney le dinosaure
violet tout le temps pour permettre aux enfant d'écouter leurs chansons préférées. Comme je descends le corridor, le bruit
cesse comme j'arrive a la porte de la chambre de madame Bunuel. Elle a une photo d'une bibliotheque peinte sur la
porte de sa chambre. A l'interieur de la chambre . il y a un autel qui est dedié aux grands trvavaux de la littérature. La salle est brilliante et donne l'impression que le soleil lui-meme est la lumière du plafond. Elle me dit souvent qu'elle a
besoin de lumire pour lire. La salle sent le <<Pine Sol>> et tout étincelle de propreté. Ses murs sont peints en blanc et elle garde ses fenêtres couvertes pour se garder des distractions. Ensuite, il y a ma chambre qui ressemble à une gallerie d'art
contemporain. Les murs sont rouges, blancs et noirs et il y a un miroir sur le plafond sur lequel il y a un tableau de moi. Dans chaque coin de la salle il y a une sculpture de grandeur nature; deux femmes et deux hommes. J'ai un lit
d'eau claire et il joue des bruits doux de mer. Tousles meubles dans ma chambre, specialement les tables et
les lampes sont venus d'une gallerie d'art contemporain. Sur ma commode a miroir il y a des photos en noir et blanc de moi-meme. Parce que mon travail à la <<CIA>> me manque, je regarde beaucoup d'émissions de police. La salle de
bains estt bleu-clair et blanche comme le ciel. Je ne vais jamais dans l'autre partie de l'appartement parceque je ne sais
pas ce que je pourrais y trouver.

Latonya Howard